CONGÉS, JOURS SPÉCIFIQUES : QUELLES SONT LES AIDES POUR LES SALARIÉS-AIDANTS ?

L’accompagnement d’un proche malade, en situation de handicap ou de dépendance… plus une vie professionnelle et familiale bien remplie… font que la vie d’un aidant* n’est pas un long fleuve tranquille… Leur rôle (un statut dont ils n’ont pas toujours conscience) impacte leur santé, leur vie personnelle – souvent mise de côté –, et leur vie professionnelle. Ils représentent 19% de la population active, soit 1 salarié sur 4 (1) La DREES (2) estime que cela pourra concerner un quart de la population active en 2030. C’est un sujet tabou, d’autant plus en entreprise, mais des dispositifs existent pour les aider à souffler un peu. Quels sont-ils ? Comment les mobiliser ? 

 

QUELS DISPOSITIFS POUR SOUFFLER UN PEU ?

 

Il existe plusieurs dispositifs pour accompagner les aidants :

1) pour les aidants des enfants

le don de jours de repos
le congé de proche aidant
le congé de solidarité familiale (allocation  journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie AJAP)
le congé non rémunéré pour s’occuper d’un enfant malade ou accidenté
le congé de présence parentale (allocation journalière de présence parentale AJPP)

 

2) pour les aidants des personnes en perte d’autonomie

le don de jours de repos (depuis 2018)
le congé de proche aidant
le congé de solidarité familiale (allocation AJAP)
le droit au répit

Attardons-nous sur les dispositifs communs…

 

LE CONGÉ DE PROCHE AIDANT 

 

Pour qui ? La personne accompagnée doit présenter un handicap ou une perte d’autonomie particulièrement grave. Au quotidien, elle a besoin d’un proche, un membre de la famille ou quelqu’un avec qui elle entretient des liens étroits et stables, pour accomplir les tâches de tous les jours.

Quoi ? Le congé de proche aidant est renouvelable et la totalité du congé proche aidant peut atteindre en tout la durée d’un an sur toute la carrière. Ce congé ouvre droit à l’allocation journalière de proche aidant (AJPA) jusqu’à trois mois, en l’absence de dispositions conventionnelles qui vise à compenser une partie de la perte de salaire. Le salarié a droit à un maximum de 22 jours de ces allocations journalières par mois dans la limite de 66 jours au total.  Le montant alloué est de 43,87 € pour une personne vivant en couple et 52,13 € pour une personne vivant seule. La condition d’un an d’ancienneté pour bénéficier du congé en vigueur jusqu’en 2020 a été supprimée.

Pour en savoir plus sur le congé de proche aidant et l’AJPA : découvrez notre article « Focus sur… le congé proche aidant »

 

LE DON DE JOUR DE CONGÉ

 

Pour qui ? Pour les parents d’enfant gravement malade : le salarié assume la charge d’un enfant âgé de moins de 20 ans et L’enfant est atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident grave, qui rendent indispensables une présence soutenue et des soins contraignants. Pour le proche aidant d’une personne en perte d’autonomie : s’il vient en aide à un proche en perte d’autonomie d’une particulière gravité ou présentant un handicap (situation de handicap induisant une incapacité permanente d’au moins 80 %, personne âgée en perte d’autonomie…) qu’il vive en couple avec la personne aidée, qu’il fasse partie de sa famille (jusqu’au 4e degré ou qu’il entretienne des liens étroits et stables avec la personne. La personne aidée doit résider en France de façon stable et régulière de manière ininterrompue depuis plus de trois mois.

Quoi ? Un salarié peut faire don de ses jours de congés pour un proche aidant. Le salarié bénéficiaire du don adresse à l’employeur un certificat médical détaillé, établi par le médecin chargé de suivre l’enfant ou la personne malade ou handicapée. Ce certificat atteste de la particulière gravité de la maladie, du handicap ou de l’accident. Il y est également précisé qu’une présence soutenue et des soins contraignants sont indispensables.

Pour en savoir plus : vous pouvez appeler ALLO Alex au 0800 400 310.

 

LE CONGÉ  DE  SOLIDARITÉ  FAMILLIALE 

 

Pour qui ? Le congé de solidarité familiale est un congé pour les salariés souhaitant accompagner un proche dont la maladie met en jeu le pronostic vital, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable. Le malade concerné doit être un ascendant ou un descendant  du salarié, un frère ou une sœur, ou une personne vivant à son domicile.

Quoi ? La demande détaillée et datée doit être faite auprès de l’employeur (par lettre ou courrier électronique). Le salarié doit joindre un certificat médical, établi par le médecin traitant de la personne que le salarié souhaite assister justifiant la gravité de la maladie.

Le congé de solidarité familiale est un droit reconnu par la loi (article L3142-6 du Code du travail). L’employeur ne peut donc pas refuser une demande de congé de solidarité familiale, quelles que soient l’ancienneté du salarié et la taille de l’entreprise. Le congé de solidarité familiale peut être pris en une ou plusieurs fois, dans la limite de trois mois, renouvelable une fois. Il prend fin obligatoirement dans les trois jours qui suivent le décès du malade concerné. Le congé peut être fractionné ou prendre la forme d’un passage temporaire à temps partiel si l’employeur est d’accord. 

Un salarié en congé de solidarité familiale ne touche pas sa rémunération, son contrat de travail étant suspendu. Mais il peut percevoir une allocation d’accompagnement de fin de vie (AJPA) en adressant une demande au Centre national des demandes d’allocations (Cnajap).

En cas de décès du proche, le congé de solidarité familiale prend fin à l’issue d’un délai de 3 jours. Le salarié peut alors prendre un congé décès d’un membre de la famille (salarié du privé).

Pour en savoir plus : vous pouvez appeler ALLO Alex au 0800 400 310.

 

Pour toutes vos questions, sachez qu’ALLO Alex est là pour vous aider ! Pour rappel, le service est joignable du lundi au vendredi de 9h à 17h (appel gratuit).

Concilier maladie et travail au sein de votre entreprise est possible. Wecare@work, forte de son expertise dans l’accompagnement du retour au travail, propose un certain nombre de services en ligne (coaching et accompagnement psychologique compris) pour les entreprises et les collaborateurs. Nous proposons également un bilan de compétences et un accompagnement à l’entrepreneuriat pour les particuliers. Chaque jour nous accompagnons des salariés et des entreprises sur le sujet de la maladie au travail, et nous pouvons vous accompagner à votre tour et vous proposer des solutions adaptées à votre entreprise. Si vous souhaitez en parler, c’est simple comme bonjour@wecareatwork.com

 


*Une personne est considérée comme un aidant familial ou un proche aidant, si elle est le proche familial (conjoint, concubin, PACS, ascendant ou descendant, collatéral jusqu’au 4e degré) de la personne malade ou handicapée. Il peut aussi s’agir du conjoint, concubin, PACS du parent de l’enfant ou de toute personne résidant avec la personne malade ou handicapée, qui entretient des liens étroits et stables avec elle. Pour les personnes âgées en perte d’autonomie, l’aidant peut également être un voisin ou un ami, qui lui apporte son aide pour une partie ou la totalité des actes de la vie quotidienne de manière régulière et à titre non professionnel pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne. (Source : Code de l’action sociale et des familles)

(1) Baromètre Santé et qualité de vie au travail Malakoff Humanis 2019.
(2) DREES : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques