RENCONTRE AVEC PAULINE

Pauline appartient à cette nouvelle génération que l’on nomme les slasheurs. Suite à une maladie chronique, elle a dû modifier sa façon de travailler. Nouvellement free-lance, elle a rejoint l’équipe de Wecare@work pour accompagner les entreprises et les salariés à mieux concilier maladie et travail. Découvrez son histoire…

Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Pauline, 30 ans, toute jeune maman, nouvellement free-lance, je découvre le quotidien de travail d’une slasheuse.

Qu’est-ce qui t’anime au quotidien et dans l’exercice de ton métier ? 

Apprendre, transmettre, me sentir utile, trouver un sens à mon métier et faire évoluer, à ma petite échelle, notre société.

Parce que je vis chaque jour avec une maladie chronique, s’engager auprès de Wecare@Work est une façon d’œuvrer à alléger le quotidien des malades qui souhaitent rester dans l’emploi. Concilier maladie et travail, c’est tout autant dépasser son statut de malade pour la personne touchée qu’apprendre à accepter et inclure le sujet pour les autres salariés et l’entreprise.

Comment s’est passée l’annonce de la maladie ? 

Le premier diagnostic, posé en 2016, est passé inaperçu, car ma gynécologue de l’époque ne m’a pas expliqué la mesure de ce qu’impliquait « avoir de l’endométriose »  et les conséquences de cette maladie. Le deuxième diagnostic, en 2019, à une époque où l’endométriose avait déjà pris beaucoup de place, a été un soulagement, car j’obtenais enfin des explications et des réponses, mais également un coup de massue, d’enfin mettre des mots et de découvrir le bouleversement que cela allait représenter dans ma vie.

Comment as-tu géré les traitements ?

J’ai essayé de continuer à travailler mais c’était trop dur. J’ai été très entourée personnellement et j’ai maintenu le lien avec mon entreprise, notamment avec ma manager dont j’étais proche. 

Comment s’est passé le retour au travail ?

C’était difficile. Physiquement, car je gardais des séquelles des mois passés en souffrance et de mon opération, j’ai donc repris en temps partiel thérapeutique. Moralement, car il faut accepter d’avoir « failli » à ses responsabilités, de ne pas pouvoir reprendre comme si de rien n’était, comme avant. Mon état de santé m’a poussée à repenser ma situation professionnelle. J’ai eu besoin d’un break, à l’issue duquel je me suis mise à mon compte.

Qu’est-ce qui t’a aidée ?

Le temps partiel thérapeutique et le fait d’avoir un médecin généraliste à l’écoute et compréhensif. Enfin, mes proches.

Où en es-tu actuellement ?

J’ai décidé de me lancer à mon compte pour avoir la flexibilité et le rythme qui conviennent à ma maladie chronique. Être libre d’adapter mon emploi du temps et mes missions à ce dont je suis capable, sans pression. 

Quels sont tes projets désormais ?

Trouver un équilibre professionnel, me battre pour une cause que j’estime juste, partager mon expérience pour aider d’autres malades.

Quels seraient tes conseils pour mieux concilier maladie et travail ?

S’écouter plus, oser parler à son entourage, demander de l’aide, et toujours, apprendre à être résilient.

Quels sujets de la santé au travail souhaites-tu porter dans le cadre de ta mission chez Wecare@Work ?

80 % des handicaps sont invisibles. Une maladie chronique est un handicap. 20 millions de personnes en France sont atteintes de maladies chroniques. Parmi eux, beaucoup souhaitent, comme tout un chacun, se réaliser professionnellement. 

Je souhaite déconstruire les préjugés autour de la maladie, du handicap, accompagner les malades pour leur prouver qu’on peut concilier les deux, et faire changer les mentalités au sein des entreprises. 

Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Merci ! 

Merci Pauline !