RENCONTRE AVEC VÉRONIQUE

Du 15 au 19 juin, c’est la semaine de la qualité de vie au travail (QVT), l’occasion pour nous d’interroger Véronique Guillet, responsable QVT à la Caisse d’épargne Bretagne Pays de Loire. Dans un entretien qu’elle nous a généreusement accordé, elle partage avec nous sa vision de la QVT. Elle nous fait part des premières leçons de la crise et des actions menées par son entreprise pour améliorer la qualité de vie au travail.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, ainsi que la Caisse d’épargne Bretagne Pays de Loire ?

Je suis Véronique GUILLET, responsable du département Qualité de vie au travail à la Caisse d’épargne Bretagne Pays de Loire. La CEBPL est une banque régionale au service du territoire et qui couvre les 9 départements du Grand Ouest : Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan, Sarthe, Vendée. La CEBPL compte 2 850 collaborateurs.

Comment définiriez-vous la qualité de vie au travail ?

C’est un rapport gagnant/gagnant entre bien-être des collaborateurs et performance.  C’est une source d’engagement et donc un gage de performance et d’innovation.

Que mettez-vous en œuvre à la CEBPL pour une meilleure qualité de vie au travail pour vos salariés ?

Les actions menées depuis 2009 par la CEBPL permettent d’élaborer des réponses aux attentes des collaborateurs, des clients, et de l’entreprise, en vue de développer le bien-être au travail, source de performance individuelle et collective.

Elles s’articulent sur plusieurs axes :

– Apporter une expertise en matière de QVT et de RPS [N.D.L.R. les risques psychosociaux] :

> Analyse des impacts projets et suivi des actions du plan de prévention ;

> Prévention des addictions (démarche menée dans l’entreprise depuis 5 ans).

 – Former et sensibiliser :

> Former les managers ;

> Sensibiliser les collaborateurs à être acteurs de leur santé ;

> Former à la gestion des incivilités.

– Prendre en charge les situations individuelles et collectives :

> Entretien d’écoute, orientation si besoin vers le médecin du travail, l’assistante sociale ;

> Cellule d’écoute psychologique mise en place depuis plusieurs années ;

> Pour le collectif, animation d’ateliers ou médiation si nécessaire.

La crise sanitaire a impacté la vie au travail ; comment cela se traduit-il à la CEBPL ?

Nous avons dû être agiles et nous adapter à ce contexte inédit, tant dans notre organisation interne que vis-à-vis de nos clients. Le télétravail a été favorisé autant que possible. Nous avons appliqué sinon le protocole sanitaire édicté par l’État pour protéger nos collaborateurs et nos clients. Nous avons accompagné nos clients via une relation à distance et grâce aux outils digitaux.

Y a-t-il des enseignements à tirer de cette crise en matière de QVT ? si oui, lesquels ?

Cette crise a démontré que les valeurs qui nous animent ont tout leur sens. Les enseignements à en tirer touchent aussi bien à l’agilité des modes de travail, qu’à l’animation par les managers d’une équipe à distance et à la maturité digitale.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre Cancer@work ?

Au travers de la signature de la Charte Cancer@work, la CEBPL réaffirme ainsi son soutien à tous les collaborateurs confrontés à la maladie et son engagement à faire évoluer les savoirs et les représentations liés au cancer dans notre entreprise.

Selon vous, quelles actions les entreprises doivent-elles entreprendre pour améliorer la QVT de leurs salariés ?

Difficile de généraliser des actions plus particulières que d’autres.
Il est important de se fixer des axes qui couvrent aussi bien la prévention primaire que la prévention secondaire et également rester à l’écoute de toute situation particulière.