28 NOV 2019 MAINTIEN EN EMPLOI

LES DIFFERENTS OPERATEURS DU MAINTIEN EN EMPLOI

Le médecin du travail a pour but d’éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail en surveillant leur état de santé et leurs conditions de travail. Il peut préconiser des aménagements techniques ou organisationnels des postes de travail.

En plus de la visite périodique obligatoire, le salarié peut demander lorsqu’il le souhaite à rencontrer son médecin du travail. Il existe un dispositif intéressant dans le cadre des maladies chroniques évolutives et des cancers : la visite médicale de pré-reprise (Art R4624-29 du code du travail, modifié par Décret n°2016-1908 du 27 décembre 2016 – art 1) permettant d’anticiper d’éventuelles difficultés dans le cadre d’un retour à l’emploi, suite à un long arrêt de travail.

Le médecin traitant et le médecin conseil, extérieurs à l’entreprise, participent, via le salarié concerné, aux démarches de maintien en emploi (prescription des arrêts maladie pour les uns, décision de l’avis d’aptitude et de la reprise de l’activité professionnelle pour les autres).

Les opérateurs du maintien en l’emploi (Sameth, Cap Emploi) jouent un rôle majeur dans l’accompagnement individuel des personnes et des entreprises : aménagement des situations de travail, mobilisation des dispositifs et des aides de l’AGEFIPH et du FIPHFP. Pour ce faire, ils travaillent en coordination avec les différents acteurs.

Le service social. Il existe différents types de services sociaux, mobilisables en fonction des situations des salariés (service social de la Carsat, de la MSA, de l’hôpital, de secteur, mutuelle…). L’assistant de service social informe les malades sur leurs droits en matière de prestations sociales, médicales, d’accès à la formation, etc. Le service social travaille en étroite collaboration avec les médecins du travail, les partenaires du maintien en emploi et de l’insertion professionnelle.

Les associations de patients connaissent les retentissements des maladies et réalisent des projets liés au travail, comme sur l’insertion ou le maintien en emploi. Elles ont une démarche d’éducation à la santé très importante. Elles peuvent accompagner les informations données par le médecin au patient. Elles se font parfois mieux comprendre car elles utilisent un vocabulaire vulgarisé. Elles peuvent aussi effectuer des formations spécifiques aux pathologies dont elles ont l’expertise, auprès de divers organismes, afin que les personnes soient mieux prises en charge.

Les proches des travailleurs. Selon une enquête menée en Aquitaine auprès des services de santé au travail, le maintien en emploi de salariés atteints de MCE et des cancers est souvent possible grâce à l’aide d’un proche. Dans 85% des cas, l’accompagnant est un membre de la famille, souvent le conjoint. 62% de ces accompagnants sont des femmes et la plupart sont en activité nécessitant de combiner emploi et aide du (des) proche(s). Ceux-ci, souvent très présents et incontournables dans l’activité de travail, jouent un rôle généralement essentiel, mais peu quantifié, dans le maintien en emploi de la personne malade (transport, port de charge, aide au travail, préparation, activité à domicile…).

Source : ANACT ( L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail )