10 sept 2019 Anne Wereecke

RENCONTRE AVEC ANNE

Qui es tu ?

Je suis une maman de 4 enfants, 43 ans vivant en région Ile  de France.

Ma famille, mon mari, mes enfants, là est ma raison de vivre. Chaque jour je m’investis dans mon travail pour eux, pour nous, pour nos projets d’avenir mais aussi pour moi parce que j’aime mon travail.

Mon parcours n’a pas été facile et le travail pour moi aujourd’hui, c’est mon épanouissement personnel.

L’annonce :

J’ai quelques soucis de santé depuis 2016. Un cancer du sein m’a été annoncé le 30 novembre 2018.

J’ai choisi d’en parler de suite à mon directeur et ma responsable technique parce que j’ai toujours été très transparente. Puis avec le poids de l’annonce, j’étais grandement perturbée, et je devais en parler.

A aucun moment, je n’ai pensé que cela pourrait me porter préjudice, jusqu’à ce que quelqu’un me dise maladroitement : « attention, ils pourraient s’en servir contre toi ». Je l’ai ressenti comme un coup de poing car j’étais très fragile à ce moment-là et il ne fallait pas en rajouter à ma peur. Puis, j’ai vite fait abstraction de cette remarque car la  réaction de mes supérieurs à l’annonce de ma maladie a été très sincère, j’en étais certaine.

La suite m’a montré que j’ai eu raison de ne pas douter.

Les traitements :

J’ai choisi de travailler depuis l’annonce jusqu’à l’opération. Ma hiérarchie m’a permis d’aller à mes nombreux examens médicaux et m’a grandement réconfortée. Grâce à leur confiance et leur aide, j’ai pu travailler et j’en avais besoin.

Après l’opération, j’ai dû m’arrêter pour suivre un traitement de radiothérapie.

Pendant cette période, j’ai reçu de la société de nombreuses marques de sympathie qui m’ont aidée pendant cette période où j’ai choisi de m’arrêter de travailler en raison de la fatigue, du contre coup et de la douleur.

Grâce à la gentillesse de ma hiérarchie et de l’ensemble de l’équipe, j’ai pu me soigner sereinement avec l’esprit tranquille.

L’après :

Je suis retournée travailler un mois après la fin de la radiothérapie. J’étais encore bien fragile, mais je voulais retrouver une vie « normale » pour ne pas basculer dans la dépression. J’avais besoin de reprendre le travail pour m’aider à me relever.

Là, mon directeur m’a parfaitement bien aidée et entourée, à tous les points de vues : Démarches administratives, aménagement de poste, soutien moral.

Aujourd’hui, j’ai retrouvé mon poste après 4 mois et demi d’arrêt d’activité avec 2 jours de télétravail par semaine, sur prescription médicale, pour une durée de 6 mois au moins.

Grâce à cet aménagement, je peux dire que je suis capable de tenir mon poste de travail tout en suivant mon traitement mis en place pour 5 ans.

Le télétravail me permet de gagner du temps (temps de trajets quotidien 2h30 minimum) et donc de me reposer.

Le télétravail me permet également de gagner en productivité.

Cette maladie m’a permis d’être rassurée quant à la qualité de l’entreprise pour laquelle je travaille.

J’ai toujours été motivée mais désormais je le suis encore plus et grâce au soutien et la confiance qui m’ont été données, je peux dire que je me sens appartenir à cette société et je me sens dans une dynamique certaine de confiance réciproque.

Mon directeur nous dit quelque fois : « vous devez être fier de travailler pour nous » je trouvais que c’était un peu fort… mais effectivement, je le suis!

3 trucs et astuces pour concilier travail et maladie :

Aller de l’avant et se battre pour garder son quotidien,

Evacuer ses pensées négatives grâce à une activité annexe comme le sport ou une activité manuelle,

S’entourer des bonnes personnes, accepter de se faire aider et demander de l’aide, savoir dire NON.

3 actions à mettre en place pour concilier maladie et travail :

Prévoir des aménagements de poste tel que le télétravail ou des aménagements horaires pour faciliter le retour à l’emploi,

Accompagner le salarié avant, pendant et après,

S’aider également d’associations comme canceratwork pour mieux comprendre et entourer le salarié.