18 JUILLET 2019

INVALIDITE ET RETRAITE

Les bénéficiaires d’une pension d’invalidité, lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite, perçoivent automatiquement, en remplacement, une pension de retraite pour inaptitude au travail, calculée sur la base du taux plein même si l’assuré n’a pas atteint le nombre de trimestres requis.

Cette pension ne peut pas être inférieure au minimum contributif (1). Cette pension est versée à compter du 1er jour du mois suivant l’âge à partir duquel le pensionné peut liquider une pension de retraite.

Pour cela, la caisse qui verse la pension d’invalidité adresse un avis de signalement à la caisse de retraite du lieu de résidence de l’assuré et une demande de retraite à l’assuré.

Le bénéficiaire peut refuser cette substitution, et demander à continuer à percevoir sa pension d’invalidité, s’il continue à exercer une activité professionnelle, même à temps très partiel, jusqu’à 65 ans.

A savoir : les trimestres au cours desquels une pension d’invalidité pension attribuée par la Sécurité sociale correspondant à un taux d’incapacité des deux tiers au moins a été perçue, sont validés et donnent droit à des points de retraite complémentaire.

L’ouverture du droit à la retraite anticipée pour personnes handicapées (dont l’invalidité de 2 ème cat) est subordonnée à la justification d’une durée d’assurance et d’une durée d’assurance cotisée, pour lesquelles le handicap doit avoir été concomitant. Vous devez justifier d’au moins 86 trimestres d’assurance dont 66 cotisés avec handicap, avant l’âge légal de 62 ans .

(1) Le minimum contributif est composé de 2 parties :

– le minimum proprement dit (636,57 € en 2019 pour une carrière complète)

– et la majoration, lorsque vous justifiez d’une durée d’assurance d’au moins 120 trimestres au régime général, qui porte le minimum à 697,68 € (toujours en 2019).