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Enquête VICAN5 : La vie 5 ans après le cancer

Un peu plus de 3 millions de personnes en France vivent aujourd’hui avec un cancer ou en ont guéri.

Si le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque année augmente (près de 400 000 cas par an), les progrès réalisés dans le diagnostic et les traitements ont permis de faire reculer la mortalité du cancer. Il faut donc que le regard de la société ainsi que celui du monde du travail, particulièrement celui de l’entreprise, changent.

Le cancer est aussi synonyme de rupture sociale et professionnelle, et l’enquête « La vie cinq ans après un diagnostic de cancer – VICAN5 » menée par l’Inserm, pour l’Institut National du Cancer, vient illustrer ces deux problèmes.

Quelques résultats de l’enquête VICAN5 :

Une persistance de l’impact du cancer sur la qualité de vie physique :

Les personnes malades rapportent, à 44,4 %, une qualité de vie physique dégradée par rapport à la population générale.

La fatigue est le symptôme le plus fréquemment spontanément rapporté. Cinq ans après le diagnostic, 48,7 % des personnes décrivent la fatigue comme un symptôme cliniquement significatif. La prévalence est plus importante chez les femmes et varie en fonction des localisations.

Une diminution des ressources liée en majorité à la diminution du temps de travail :

Plus d’un quart des personnes diagnostiquées en 2010 ont connu une diminution de leurs revenus disponibles cinq ans après le diagnostic. Les personnes ayant connu une telle diminution présentent les profils les plus vulnérables sur le marché du travail (femmes, personnes avec niveau d’étude inférieur au baccalauréat, travailleurs indépendants), vivent fréquemment seules et déclarent vivre avec des séquelles liées à la maladie et/ou à son traitement.

La réduction du temps de travail est la principale cause d’une baisse des revenus professionnels.

Une dégradation de la situation professionnelle au fil du temps :

Cinq ans plus tard, un cancer a toujours un impact négatif sur la vie professionnelle, parmi les personnes qui travaillaient au moment du diagnostic, 1 sur 5 ne travaille pas cinq ans après.

Les personnes les plus touchées par la perte d’emploi cinq ans après un diagnostic de cancer sont les travailleurs-exécutants, les salariés du secteur privé, les salariés des TPE, et les chefs d’entreprise .

Pour plus d’infos , vous trouverez l’intégralité de cette enquête ci joint :

http://www.e-cancer.fr/Presse/Dossiers-et-communiques-de-presse/Cinq-ans-apres-un-diagnostic-de-cancer-la-qualite-de-vie-et-la-situation-en-emploi-restent-fortement-degrades