Silouette

Rencontre avec Dominique

Dominique a 63 ans, elle vit à Paris et est Responsable Import Export. Atteinte d’un cancer du sein, elle nous raconte comment elle a concilié cancer et travail.

Quel métier exerces- tu ? 

Responsable Import Export.

Pourquoi as-tu choisi ce domaine ? 

Je ne l’ai pas choisi, c’est l’évolution de ma vie professionnelle qui m’y a amenée.

Quand tu as appris que tu avais un cancer, quelle était ta situation professionnelle ? 

Salariée.

As-tu choisi d’en parler à ton entourage professionnel ? 

Oui tout de suite, au hazard des rencontres. J’ai un cancer du sein : on ne s’énerve pas, c’est un bébé, gentil car pas de chimiothérapie juste de la radiothérapie 🙂

 Comment les gens ont-ils réagi ? 

En souriant, me connaissant, mon entourage professionnel et personnel était habitué à mon humour second degré quelles que soient les situations.

As-tu continué à travailler ou à te former ou t’es-tu arrêté pendant les traitements ? 

Oui j’ai continuer à travailler.

As-tu rencontré des difficultés particulières ? 

Absolument aucune.

Qu’est-ce qui et/ou qui t’a aidé ?  

Le comportement des personnes autour de moi qui ont vu qu’il ne fallait pas s’apitoyer sur mon sort. plutôt envie de « rire » même jaune, que de pleurer.

Quel a été l’impact du cancer dans ta vie professionnelle ? 

Plutôt en bien, j’ai pris du recul et donc moins de stress.

 As-tu changé de métier / parcours ? Ou développé un nouveau projet ? 

Pas du tout.

A ton avis, quelles qualités et compétences as-tu gagné en étant confronté à cette maladie ?

Je n’ai pas eu la sensation d’avoir changé. J’ai considéré ce « bébé » cancer comme tout autre maladie : diagnostic, éradication, soins et voilà. Sans toutefois être dans le déni.

As-tu quelquechose à rajouter ou des infos essentielles que tu aimerais partager ? 

Maintenant si j’avais eu de la chimio, je ne suis pas sûre que ma réaction aurait été la même. J’ai capitalisé sur la chance d’avoir échappé à la chimio ou à une mastectomie afin d’avoir une attitude positive. Je suis partie du principe que c’est mon attitude qui allait générer celle de mon entourage et dont j’avais besoin.

Pour finir, je pense souvent à une éventuelle récidive moins sympa. C’est un poison lancinant à chaque contrôle.